STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive »

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : " Make the dress alive " - All Rights Reserved

Post By RelatedRelated Post

°_*  Ira de puiff & Indigo *_° 

STEPHANE ROLLAND : Une couture sans tricherie


Le sourire discret, l’oeil qui scintille, Stephane Rolland est un oiseau rare dans l’univers de la Haute Couture actuelle, il est celui qui vole le coeur des femmes pour mieux les sublimer.

Après un passage très remarqué chez les grands, il vole depuis des années déjà de ses propres ailes, et ce, avec beaucoup de succès. Directeur de la ligne Homme chez Balenciaga à 21 ans, partenaire officiel du Festival de Cannes à 25 ans, directeur de la ligne Haute Couture chez Jean-Louis Scherrer, il s’est illustré très tôt et reste surtout un homme sensible et sincère, qui dit les choses telles qu’elles sont. Il ose et aborde simplement, sans faux-semblants ni tricherie, nombre de sujets que d’autres taisent ou évitent. Selon lui, « la couture ne permet pas la tricherie ».

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - Exclusive Sketch - All Rights Reserved

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – Exclusive Sketch 2015 for BORN IN fashion – ©All Rights Reserved

En homme charmant, au sourire ravageur, c’est Avenue George V, dans son showroom, qui occupe aujourd’hui les anciens locaux de Balenciaga revus et corrigés, qu’à lieu notre entretien. Une magnifique vue sur la Tour Eiffel n’éclipse en rien l’habit au décor Black & White des lieux, où se côtoient le classique et le contemporain, à l’image de sa tenue (veste noire, t-shirt noir, un jeans et des baskets blanches). Les espaces sont épurés mais ses créations sont des apparitions dans un tourbillon de soie, de crêpe georgette, de lamés couverts d’or. Dans son atelier règne la légèreté d’un savoir faire maitrisé. Son style est juste, efficace et authentique. Le reflet des miroirs illumine les robes à la coupe qui oscille entre mesure graphique et démesure.

Stephane esquisse de quelques traits l’étoffe d’une robe tel le peintre qui fait jaillir lignes et courbes sur sa toile, il est l’artisan des contours qui dévoile la véritable nature de la Haute Couture. Son héroïne est une femme brillante dotée d’une âme d’esthète : la parisienne élégante, raffinée, malicieuse et cultivée qui va droit à l’essentiel. Sans fioritures, elle est troublante et sensuelle pour mieux éblouir, séduire… N’est-ce pas là le plus ardent désir de toute femme ? Stephane Rolland garde son secret, qu’il révèle parfois dans un murmure, doux, tel un baiser : « Il faut créer une émotion ! Car sans émotion, il n’y aura pas de séduction. » 


Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - PFW Haute Couture FW 2014/2015 "L'ECHAPPEE - From left to right : Frédérique Bel / Stephane Rolland & Friends / Stephane Rolland, Frédérique Bel, Nieves Alvarez - ©MSW

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – PFW Haute Couture FW 2014/2015 « L’ECHAPPEE » – From left to right : Frederique Bel / Stephane Rolland & Friends / Stephane Rolland, Frederique Bel, Nieves Alvarez – ©MSW


Lors de votre enfance, vous aviez trois envies : devenir couturier, chanteur ou acteur. Pourquoi ces trois personnages ?

Enfant, mes toutes premières impressions étaient liées à l’image, car ma mère s’occupait de « Picto », le plus grand studio photo à Paris. Tous les shootings mode et cinéma se déroulaient là-bas. J’ai grandi avec des personnages comme David Hamilton et Jean-Loup Sieff, et mon œil s’est habitué à quelque chose de photographique. Tout ce qui était scénique m’intéressait également. Je pense que le choix n’est pas indispensable et que l’on peut être plusieurs personnes dans la vie. Mais au fond de moi, je sentais, dès le départ, que je voulais être couturier.

Quels souvenirs gardez-vous de vos premiers pas dans le monde de la couture ?

« Une bouffée d’oxygène ! » Enfin, je me sentais moi-même. Pendant mes études à l’école de la Chambre Syndicale, j’ai rencontré des gens qui me ressemblaient, avec qui on parlait la même langue. J’ai eu la chance d’avoir des professeurs qui avaient travaillé avec Christian Dior, avec Balmain, Guy Laroche, Balenciaga – bref, avec tous les grands ! J’avais donc un contact direct avec leur histoire.

Vous avez débuté chez Balenciaga en tant que directeur du PAP « Homme ». Était-ce compliqué, étant si jeune, d’assumer une telle responsabilité ?

En entrant chez Balenciaga, je savais que je n’avais pas le droit à l’erreur. Il fallait observer et comprendre, et surtout, être très réactif… Devenir directeur artistique de la ligne Homme, si jeune, était une folie !

Et si l’on comparait la mode des années 80 à celle d’aujourd’hui ?

Il n’y a pas énormément de différence, à part peut-être l’évolution technologique. Tout est cyclique, les tendances des années précédentes reviennent, se mélangent, se réinterprètent… Il y a des périodes qui sont plus pauvres en design que d’autres. Aujourd’hui, il y a des courants, mais il n’y a pas de mode durable.

D’après vous, quelle est la meilleure façon de gagner sa place dans l’Univers de la Mode ?

D’abord, il faut bien se connaître soi-même et se respecter. Ce que vous allez montrer aux femmes, à travers vos créations, c’est un reflet de vous même. Si vous trichez dans vos créations, cela se ressent. La quarantaine, chez un designer, est un passage très important. C’est le moment où il atteint la maturité, commence à se connaître, et où son art se traduit le mieux.

Y a-t-il un créateur qui vous a influencé en particulier ? Lequel ?

Oh, il y en a beaucoup ! L’un de mes premiers émois, c’était le travail de Cristobal Balenciaga. Certaines collections de Pierre Cardin dans les années 70 m’ont énormément marqué. Mademoiselle Chanel, en libérant le corps des femmes, avec son style masculin-féminin qui m’a toujours séduit. Et puis, bien sûr, Yves Saint Laurent.

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - Portrait - ©All Rights Reserved

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – Portrait – ©All Rights Reserved

Depuis 2007, vous volez de vos propres ailes. Que représente pour vous la création de votre propre Maison de Haute Couture ?

Lancer sa propre marque est une source de responsabilités. J’ai choisi le luxe, sachant pertinemment que c’était un grand risque. J’ai commencé par la Haute Couture, pour passer ensuite au Prêt-à-porter, car d’abord il faut affirmer son style, et ensuite – commencer à le décliner.

Aujourd’hui, vous ne pouvez pas créer une marque sans soutien financier. Peut-être que nombre de marques qui sont devenues célèbres à l’époque, ne le seraient pas, si elles étaient nées aujourd’hui.

Je veux que ma Maison s’épanouisse, se développe, et pour cela, il faut aussi savoir s’entourer. L’idéal, c’est de rester indépendant, comme l’a toujours été Pierre Cardin. Mais pour ça, il faut savoir se battre, être pugnace et comprendre l’aspect commercial de ce métier.

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - PFW Haute Couture FW 2014/2015 "L'ECHAPPEE   - ©Olivier Buhagiar

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – PFW Haute Couture FW 2014/2015 « L’ECHAPPEE » – ©Olivier Buhagiar

Comment définiriez-vous le style de votre Maison ? 

Mon style est basé sur la pureté des lignes et la simplicité. L’authenticité. C’est un style efficace. Un certain classicisme lié à de nouvelles technologies. La femme Stephane Rolland est une femme qui a un regard philosophique sur la vie, qui a de la culture, de l’intelligence. C’est une femme qui est tournée vers les arts. Et elle va droit à l’essentiel. Ma règle est de ne jamais étouffer la personnalité de quelqu’un, mais, au contraire, de la mettre en avant. Si une femme porte l’une de mes robes, je préfère que tout le monde dise : « Quelle belle femme ! » au lieu de dire : « Quelle jolie robe ! »

Comment l’ADN de votre marque s’est-il façonné ?

L’art et l’architecture sont essentiels. J’aime par exemple le graphisme des maisons japonaises : simple et minimaliste. J’essaie de faire mes robes de la même manière. Les artistes qui ont façonné mon regard – Brâncusi, Zaha Hadid, Anish Kapoor ou Soulages – sont des artistes qui vont droit au but dans leur langage. Ron Arad est un designer que j’adore, qui crée des meubles, des objets qui sont absolument sublimes dans leur proportion, leur rondeur. J’aime la maîtrise, la générosité et la sensualité.

Quand j’étais enfant, je caressais souvent les galets sur la plage. Pour moi, un galet, c’est comme le corps d’une femme. Il est doux – on a envie de le caresser – il est poli par la mer, il est extrêmement sensuel, voir sexuel. Et je trouve qu’un vêtement doit garder cette sensualité. C’est une manière de respecter le corps.

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - PFW Haute Couture SS2014 - ©All Rights Reserved

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – PFW Haute Couture SS2014 – ©All Rights Reserved

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - PFW Haute Couture SS2015 -  ©MSW

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – PFW Haute Couture SS2014 – ©MSW

Dans l’une de vos interviews, vous employez une très belle expression : « Make the dress alive ». Comment fait-on pour faire vivre une robe ?

Tout dépend de la personnalité de celle qui la porte. Il y a les femmes qui vont vous éteindre une robe, qui ne sauront pas la mettre en valeur. Quand une femme est bien dans sa peau, quand elle se connait, elle est consciente de son corps, de l’image qu’elle reflète. Lorsqu’elle sait se mettre en valeur, qu’elle a un peu d’humour et un certain sens de la séduction – vous pouvez être sûr que la robe qu’elle portera sera « vivante ».

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - PFW Haute Couture FW 2013/2014 - ©MSW

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – PFW Haute Couture FW 2013/2014 – ©MSW

Vous avez souvent souligné l’importance du dialogue entre vous et votre cliente. 

Pour moi, c’est une chose primordiale. La robe se crée à deux. Quand je suis rentré chez Jean-Louis Scherrer à l’époque (j’ai dirigé la Haute Couture de cette maison pendant 10 ans), j’ai été un peu estomaqué de voir que les couturiers ne se déplaçaient plus dans des salons de Haute Couture pour rencontrer les clientes, c’était fini. Comment voulez-vous habiller quelqu’un quand vous ne savez pas ni qui c’est, ni d’où elle vient, ni comment elle vit ? Tout rentre en compte : sa culture, sa mentalité, son éducation, ses soucis, ses qualités, ses défauts… Mon rôle est de comprendre la femme. Et pour la comprendre, il faut l’aimer.

Est-ce diffèrent d’habiller une célébrité ?

Avec chaque Star, c’est une expérience nouvelle ! J’ai habillée plus d’une dizaine de fois Lady Gaga, c’était une expérience intéressante et amusante. C’est une fille extrêmement stratégique, très respectueuse de l’art, c’était un partnership un peu inattendu, car on n’a pas tout a fait le même style.

En ce qui concerne Kim Kardashian, c’est une conquérante – elle sait où elle va – mais ce n’est pas uniquement une bombe sexy que l’on voit. Quand je reçois Kim, j’ai en face de moi une femme délicate, polie et bien élevée, discrète et posée. C’est le contraire de l’image qu’on peut avoir d’elle. La Star, elle aussi a ses doutes, ses failles… Elle vous fait confiance, sa carrière est entre vos mains, en quelque sorte. Car si elle est mal habillée, si la robe est mal faite, si la couleur n’est pas bonne – son image peut en souffrir ! Les célébrités sont fortes et fragiles en même temps, il faut donc les mettre en lumière mais aussi les protéger.

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - Stephane Rolland & celebrities : Karolina Kurkova, Paz Vega, Helena Christensen, Gaia Weiss, Kim Kardashian, Blanca Suarez... - ©All Rights Reserved

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – Stephane Rolland & celebrities : Karolina Kurkova, Paz Vega, Helena Christensen, Gaia Weiss, Kim Kardashian, Blanca Suarez… – Source : S.R. Press Office – ©All Rights Reserved

Vous êtes donc, un brin protecteur…

En quelque sorte, oui. C’est peut-être mon côté latin, pas macho, mais paternel, qui rentre en jeu. Je n’ai pas d’épouse, je n’ai pas d’enfants, et cela doit me manquer, je pense. (sourires)

La cliente me confie ce qu’elle ressent, et je dois, par la suite, l’exprimer à travers ma création.

D’après vous, une belle femme n’a pas besoin d’une robe compliquée. Qu’est-ce pour vous, une beauté féminine ?

La beauté est très subjective. Ce que vous trouvez beau, les autres peuvent le trouver laid, et vice-versa. J’aime une beauté avec une faille quelque part, et non la beauté parfaite. Cela peut être une cicatrice, une fêlure, une blessure. Quelque chose d’émouvant.

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - Sheryl Cole at Cannes Film Festival - Source : S.R. Press Office - ©All Rights Reserved

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – Sheryl Cole – Cannes Film Festival – Source : S.R. Press Office – ©All Rights Reserved

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - Paz Vega at Cannes Film Festival - Source : S.R. Press Office - ©All Rights Reserved

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – Paz Vega at Cannes Film Festival – Source : S.R. Press Office – ©All Rights Reserved

Le succès vous a-t-il changé ?

Pas vraiment, non. Grâce à mes racines méditerranéennes, à ma famille, surtout du côté de ma mère, j’ai appris les vraies valeurs. Mon éducation me permet de voir les choses avec du recul. Mes parents m’ont rarement dit non. Ils m’ont souvent autorisé à faire mes propres expériences. Si je tombe – ce n’est pas grave, au moins je sais ce que c’est que de se faire mal. C’est comme ça qu’on apprend à faire attention. Le succès peut vous étourdir et être dangereux, car ça vous mène en dehors de la réalité. Quand vous prenez la grosse tête – vous êtes foutu !

95% de votre chiffre d’affaires est dû à l’exportation, surtout au Moyen Orient. Comment expliquez-vous cela ?

Je vends là où il y a de l’argent ! Ce sont les pays où la femme est séductrice et sait investir dans l’art de la séduction. Au Moyen Orient, il y a énormément de soirées, de cérémonies, où il faut se montrer, s’habiller. Un peu comme dans les pays de l’Est. En revanche, le rapport avec le produit est différent au Moyen Orient et en Europe de l’Est. Une femme russe a tendance à vouloir consommer le produit tout de suite, alors que dans la Haute Couture, il faut un mois, voire deux, pour avoir la robe. On n’est plus dans l’achat immédiat. Au Moyen-Orient, même si ça commence à changer, les femmes ont l’habitude de prendre leur temps. S’il faut se déplacer plusieurs fois pour les essayages, cela ne leur pose pas de problème. Ce n’est pas non plus le même rapport au temps. Au Moyen-Orient, on ne regarde pas sa montre.

Vous avez souvent dit être très proche des cultures latines… Vous sentiriez-vous alors un peu moins Européen ?

Je suis un latin de part mes liens du sang. Je suis un français avec du sang italien, du sang espagnol – beaucoup de métissage. D’ailleurs, nous sommes tous des métis quelque part, le sang bleu n’existe pas, et heureusement. Mes parents m’ont fait voyager depuis mon très jeune âge, j’ai beaucoup vécu à l’étranger. Je me sens très français, mais en même temps, pas forcément européen. Je dirais que je me sens international, j’aime apprendre de toutes les cultures. Et je prends de chaque culture pour m’enrichir. Mais où que j’aille, je suis toujours ravi de revenir en France.

Vous avez dit : « Le luxe, c’est d’avoir du temps pour s’arrêter, regarder autour de soi et méditer… » Cela vous arrive-t-il de vous arrêter un peu ? Si c’est le cas, qu’aimez-vous faire, comment employez vous ce luxe ?

Borninfashion - STEPHANE ROLLAND : "Make the dress alive" - Portrait - ©All Rights Reserved

Borninfashion – STEPHANE ROLLAND : « Make the dress alive » – Portrait – ©All Rights Reserved

Oui, c’est très important de prendre sa respiration. Il faut savoir se poser. Moi, je suis un fainéant contrarié. (rires) Je n’aime rien tant que ne rien faire : m’allonger, prendre une cigarette, observer, méditer – et c’est quelque chose qu’au bout du compte, je ne fais jamais… Je cours ! Parfois, j’ai l’impression d’être Shiva ! Je tiens ça de ma mère, je fais trente six choses à la fois. Regardez ! (Il me montre de nombreuses esquisses, dont les murs de son bureau sont couverts) Ce sont mes projets actuels. Une bonne douzaine ! À commencer par ma prochaine collection Haute Couture…

Si vous deviez créer un parfum, quel serait-il ?

Je suis un fou de fragrances. Je trouve que l’odeur fait partie de vous. Le mauvais choix du parfum est terrible, il peut casser l’identité. L’odeur, c’est très révélateur. Une femme qui porte un parfum d’homme, c’est également très intéressant et terriblement sexy. Aussi sexy qu’une femme qui porte un smoking.

Mon parfum serait édité en série limitée avant qu’il ne soit lancé en édition régulière. Il serait distribué dans les parfumeries les plus exclusives. Ce serait un parfum très luxueux, très rare… je voudrais garder cette rareté.

On va réserver cette surprise aux femmes. Et vous, quelles sont vos préférences olfactives ?

J’aime beaucoup les parfums orientaux, je porte des parfums à base de Oud (bois d’Agar) depuis des années, j’ai près de 250 flacons. J’ai beaucoup porté « Ambre Sultan » de Serge Lutens, les parfums Caron… J’ai une prédilection pour les anciens parfums de caractère. En même temps, j’aime changer de parfum, découvrir et tester d’autres fragrances, ou encore les mélanger. Dénicher des parfums que personne ne connait.

Et vos préférences vestimentaires ?

C’est très difficile pour moi de m’habiller. Je pense que je suis fait pour habiller les autres ! J’avoue que je manque parfois d’un peu d’assurance avec mon image, et je vais au plus simple et au plus efficace (tout en noir). Sinon, je me sens plus à l’aise en tennis blanches, t-shirt blanc, pull noir, jeans, veste noire… J’aimerais parfois me laisser aller à quelques extravagances. (rires)

Quelle est votre conception de bonheur ?

J’ai la chance de faire le métier que j’aime, d’avoir une passion – ce n’est pas donné à tout le monde. Le bonheur – c’est savoir s’échapper et créer sa propre vie. La pire des choses, c’est d’avoir des regrets.


Ira de Puiff - Indigo

By Ira de Puiff & Indigo

Share Button